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Tuesday, 26 May 2015

Le Diable Ecoute The Smiths (#LesInrocksEnVadrouille)

To: Frédéric Bonnaud @ Les Inrocks (directeur Cinematheque depuis 2016 > 
From: Sybille Castelain @ nobody/nowhere/nothing
Subject: emails / Fatwa culturelle !

Cher Frédéric,

Je vous écris une bafouille que vous lirez avec ou sans couille… Peu importe à vrai dire ! Ça fait déjà quelques emails que je vous envois et la violence de votre silence est assez insupportable.

Pendant l’été 90, je travaillais dans le wagon restaurant du Paris-Hendaye. Et puis, avec ma belle gueule, on a voulu me mettre comme hôtesse première classe : resto-plateaux ! Une perspective peu réjouissante puisque j’allais me retrouver sans équipe et boire seule… Boring ! Un jour dans le wagon-resto, y’a un beau mec qui s’est pointé avec une fille sublime. La fille en cuisine me dit : « C’est cet enculé de Jean-Luc Lahaye ». Vu ma tête, elle m’expliquait en 2’ qui il était pendant qu’il renvoyait la fille s’asseoir. Une salade et un plat du jour : la salade pour la fille. C’est là que j’ai décidé de bosser aux Inrocks. Les stars de pacotilles me faisaient chier, surtout qu’on naviguait côté palace Johnny Halliday.
Je m’étais achetée une machine à écrire à la Foire à Tout de Giverny pour tapepr mon CV : « Rappelez en janvier, on aura besoin d’une réceptionniste ». Mon salaire allait être de moitié, je serais la seule femelle permanente à plein temps parmi huit mecs full time, je travaillerais comme admin’. Rien de glam a priori… ni a posteriori !

Ces gens qui avaient tenté de m’éduquer m’avaient répété pendant l’adolescence qu’on ne vivait pas de la musique… ils étaient furax : « Le but dans la vie, c’est de bien gagner sa vie ! ».

Des l’intro en Février 91, papy Beauvallet aka JD the DJ de Tours – bon, il n’avait que 28 ou 29 ans mais il portait été comme hiver des pantalons caca d’oie en velours côtelés à grosses cotes – me saluait d’un « On est sévères mais justes ! » Forcément, quand tu idolâtres les Inrocks, ça traumatise ! En plus, je m’attendais à bosser avec des mecs au look Rock N’Roll, le pétard au bec… plutôt style cul bénis version Martine fait du Rock !

Ma rencontre avec le pigiste Samuel Blumenfeld était toute aussi « perturbante ». Un garçon très très bien mais qui me répondait ne pas être mélomane. A l’époque, Google c’étaient des lunettes hermétiques pour nager sous l’eau – je m’emparais du Larousse pour bien vérifier la définition : Samy, un jeune homme dans un magazine Rock qui n’aimait pas la musique ! Sinon, grâce à lui, je me suis intéressée à Abel Ferrara et son épopée cocaïne à New York : même énervé, Samuel ne faisait pas peur.

Le Big Boss, Arnaud Deverre, me demandait si je pouvais représenter Les Inrocks pour leur premier Salon Du Livre au Grand Palais. « Oui, je fais quoi ? » « Rien, tu réponds aux gens s’ils te posent des questions, t’essayes de pas les envoyer chier et si tu vends quelques magazines, tant mieux ! Pioche dans la caisse pour le déjeuner. » A la fin de la semaine, je leur rapportais 5000FF en cash et autant en chèques : j’avais vendu des anciens numéros, des abonnements et autres accessoires non glam (reliures, Tshirts). Du coup, The Boss avait fait une rallonge sur mon pequeño salaire de smicarde-moins.
A mon retour du Salon, le gentil papy JD (pourtant pas très heureux de mon séjour au Grand Palais) m’avait confectionnée un joli bureau (ex armoire) de 1m sur 1m50 dans le couloir près des chiottes où j’étais cachée par un haut mur qui soutenait le fax. Sans fenêtre, j’avais le grand bonheur d’inhaler les différentes odeurs de crottins de couloirs tout en tamponnant les chèques et en répondant au téléphone : multi-tasks j’étais !

Sinon, tout n’était pas rose non plus ! Lorsque les popus et chroniques défilaient par fax, j’avais le privilège d’intégrer la salle éditoriale pour les enregistrer sur le MAC. Parfois (souvent serait plus approprié mais soyons sobres et humbles), le plus jeune des tourangeaux (Emmanuel Tellier aka Manu aka Teloche - aujourd'hui à Télérama) démontrait son appeal pour mes atouts. Je vous rassure Frédéric Bonnaud, jamais une main dans les cheveux, ni au cul, ni de paroles déplacées quant à mon physique de rêve. C’était plus des mots droit au but « J’te file 100FF et tu me fais une pipe » Ça devait être de l’humour parce que ça le faisait rire et moi du haut de mes 22 ans, j’étais pas très mature pour comprendre. Alors, je souriais niaisement. 
En même temps, j’avais pas beaucoup de temps pour faire des pipes, même si je dois bien l’avouer, 100FF ça m’aurait bien aidée parce qu’une fois l’appart’ et les factures payées, je bouffais pas grand-chose. En plus, il était plutôt honnête parce que jamais il disait « fais moi une pipe et tu pourras écrire pour les Inrocks ». Ben quand même, j’étais là pour ça : tu rentres par la petite porte avec ta grande ambition et tu évolues. Donc, forcément, j’étais pas bête non plus : une pipe sans promesse d’évolution… j’étais pas trop chaudasse !

Un jour, je me suis dit que ça devait être très drôle, mais j’ai flippé grave avec quelques gouttes de pisse à l’appui ! Le bouclage était terminé et les chèques d’abonnés pas encore postés. Une petite trêve dans ce chemin de fer d’enfer qui me permettait de mettre à jour la salle d’anciens numéros, d’archiver les interviews ou de sur-vérifier le bon fonctionnement de mes 10000 abonnés (le plus grand nombre de toute la presse française). 
Donc, un jour, les deux tourangeaux me demandent d’être leur gardien de but et ils me font découvrir le sous-sol / garage. Tous les garçons étaient fans de foot, donc ça devait être pour ça qu’on m’avait construit un beau bureau isolé – pour pas m’embêter avec les résultats. Me voilà donc gardienne de but au sous-sol. Je ne sais plus qui, celui qui a tiré avait une force ultra hulkienne était fort motivé. Si je n’avais pas mis la main, le ballon se serait tapé l’incruste dans mon visage. Heureusement, je me suis juste cognée la tête dans le mur derrière et on a dû me bander la main gauche. Pas très grave, je suis en générale droitière. Un peu sonnée, j’ai dit que je remontais. Secrètement, je trouvais sympa qu’on me fasse participer à un jeu, ça prouvait qu’on m’aimait bien et je gardais espoir d’écrire et faire des photos pour les Inrocks. Le plus jeune, Manu, m’invitait à lui faire une pipe avant la remontée et l’autre pervert souriait : c’est là que j’ai compris que c’était de l’humour puisqu’ils étaient deux à sourire (le nombre ne fait-il pas la force ?). Sauf que dans la pénombre du bas-ventre des Inrocks, mon propre ventre faisait des bulles parce que ma tête ne pensait plus…

Un jour, en été, on avait acheté des cerises et on m’avait invitée à une compétition de lancer de noyaux de cerises ! A force d’être intello, faut bien se dégourdir les neurones. On avait un petit jardin juxtaposant l’aquarium de Calou (mag designer) dans la salle éditoriale. Manquaient le jacuzzi et le sauna, mais en réalité on avait dû nous même (surtout moi) poser les carrés de moquette dans la salle (je suis devenue une experte). Quand ils ont acheté l’aspirateur, les sept mecs (Calou n'a pas participé à la 'plaisanterie') m’ont fait les yeux doux et là, j’me la suis jouée quart d’heure féministe à recadrer les cadrans. Du coup, ils avaient embauché un Musulman pour faire le ménage. Il avait choisi le bureau de JD pour faire sa prière versant Mecque… Les deux hommes n’ont pas fait potes tout de suite.
Bref, les cerises ! J’ai perdu ! Notre jeune tourtereau tourangeau s’étonnait qu’une fille puisse perdre : il suffisait d’aspirer un grand coup pour recracher le noyau. Sauf que je suis d’une nature plutôt enthousiaste et le noyau se coinçait dès l’aspiration. Quant au lancer, j’étais juste mauvaise ! Discrètement, je demandais au tourtereau pourquoi les filles gagnaient (j’étais un peu inquiète de perdre par manque d’intelligence). « Les filles ont l’habitude de faire des pipes donc plus entrainées naturellement à positionner les lèvres… » avait-il clamé bien fort! 
Même si ça faisait rire tout le monde, je trouvais un peu lourd cette histoire de fellation : je n’avais jamais le temps, ni l’argent de déjeuner avec l’équipe (je n’étais de toute façon pas invitée) ; ni n’étais-je jamais invitée aux concerts (sauf 1 festival Inrocks et un concert Chelsea). C'était l'été et je ne les connaissais pas ! Eux, ne me posaient aucune question. Ok, JD savait que mon père avait été militaire et il s’était aventuré sur plusieurs jours à faire le salut Nazi en guise de « bonjour »… Il a marmonné « Dont acte » après mon intervention.

Alors que je me croyais seule dans la salle éditoriale à taper une popus, la crapule tourangelle me tendait un billet de 100FF pour un service sans évolution. Vexé, il partait à la boulangerie. Le monsieur qui avait tout vu tout entendu sans être vu me demandait d’un air très sérieux si c’était la première fois !
Vous savez Frédéric Bonnaud la honte qu’on ressent quand on se sent prise au piège par son collègue ? Il faut pourtant bien répondre ! Personne ne savait (sauf le papy à grosses cotes). Même pas mes amis. Quant à mes parents, ils se seraient fait une joie de me rappeler qu’on ne vit pas de la musique ! Ce collègue  m’a fait la morale : ça avait un nom, ça s’appelait du harcèlement, j’avais à le dénoncer à la direction, j’expliquais que je voulais écrire et faire des photos pour le mag… j’étais une conne !
Un jour, très bizarrement, le bureau d’Arnaud était fermé avec interdiction d’entrer / de frapper ! En sortant, la crapule avait balbutié « J’aurai ta peau ».
Toute la matinée, j’avais tamponné mes chèques et répondu au téléphone dans mon cagibi. Je n’avais aucune idée du pourquoi il voulait ma peau : je savais juste que pour une fois, il ne s’agissait pas de sexe !
Le soir, je demandais à mon collègue s’il avait dit quelque chose à Arnaud. Il m’expliquait que ça devait se savoir : Les Inrocks allaient passer mensuel quelques mois plus tard avant de devenir hebdo en 1993-94 (selon les prévisions de Christian Fevret)… que probablement des femmes seraient embauchées...
Je persistais au déni pour me donner une chance d’écrire/faire des photos et favorisais le silence.

Mes bouffées d’air frais, c’étaient les abonnés, les stagiaires et les pigistes : Hadrien Laroche et Michel Jourde des Immatures, Samuel Blumenfeld (aujourd'hui à Le Monde), Patrick Messina, Christophe Conte. Michka Assayas et Arnaud Viviant gardaient une distance lépreuse. 
Je suis d’ailleurs restée longtemps en contact avec les stagiaires. C’est à une de leurs soirées que je rencontrais le rédac’ chef de Prémonition. Comme il voulait interviewer l’obsédé de la fellation puisqu’un album se préparait, je tapais l’incruste : une opportunité de participer à une interview, d’écrire, de prouver aux Inrocks que j’avais une plume… que j’étais autre chose qu’une poinçonneuse de chèques. Le chanteur, content des questions, nous invitait chez lui à prendre un verre. Comme je n’avais pas accès à la K7 pour retranscrire l’interview, j’étais chargée de l’intro : « Autochtones tourangeaux à l’âme britannique, le quatuor Chelsea est plus à comparer à de la bonne pop anglaise qu’à de la mauvaise variété française… »
J’arrivais dans la salle éditoriale sur un air « Le bonheur est dans le pré, cours y vite, cours y vite… » alors que se jouait un air de Kill Uncle de Morrissey. Je tendais mon intro au chanteur, mon nouvel ami. Une marée haute en testostérones et hormones avaient dû s’emparer de son âme pendant la nuit… mon allié me sermonnait sur ma présence à l’interview ! Je lui demandais s’il présentait son passeport pendant les interviews. Je marquais mon premier point cynique : tous les mecs avaient ri ! Pendant cette pause fou rire générale, l’allié-ennemi n°1 lisait l’intro : « Le jour où tu écriras comme ça, tu pourras écrire chez nous ! » Très arrogante, je lui demandais quand je commençais ! 
Le boss éditoriale Fevret m’appelait. Happy, je volais à son bureau et il me rassurait quant à ma liberté : « En dehors des Inrocks, tu fais ce que tu veux, tu écris pour qui tu veux, mais surtout ne parles pas du passage à l’hebdo » « Ah, ben non, de toute façon j’ai demandé à ce que mon nom n’apparaisse pas dans ma signature pour ne pas gêner » « T’inquiètes, Telloche a des goûts de chiottes, il ne sait pas lire, il n'a pas compris ton intro! » m’informait Renaud Monfourny très cocky – « Et la photo, tu me l’enseignes quand ? » j'avais retorqué très blessée.

L’automne s’annonçait frais, quant à l’hiver… on ne me demandait pas de playlist pour le numéro de Noel alors que les chats de Calou et Telloche ‘aimaient’ les Stray Cats and co parmi les Bernard Lenoir & co !

Arnaud était plus que d’accord pour m’envoyer à nouveau au Salon Du Livre en tant que représentante Inrocks, surtout qu’ils passaient mensuel en avril 92. La redac’ était colère avec un JD Beauvallet hors de lui, très militant pour m’enchainer au téléphone qui sonnait off the hook
J’avais déjà organisé un RDV pour un job potentiel chez un éditeur grâce à une ex stagiaire Inrocks. Aux gens pas contents que le magazine passe mensuel, je leur expliquais qu’il fallait suivre la cadence de l’actualité musicale, littéraire et ciné. Je rapportais autant d’argent que l’année précédente et j’annonçais mon départ à Arnaud.

Evidemment, je n’avais aucune envie de partir, ni de travailler pour cet éditeur qui ne me plaisait pas du tout. La seule chose positive : je gagnerai le double… mais je m’en foutais un peu ! Au lieu de finir le mois, le Big Boss m’avait dit que je pouvais me casser à la fin de la semaine, qu’il me paierait mon mois et mes congés payés. On n’étaient pas les meilleurs potes du monde, mais si je le trouvais juste et humaniste, il n’était pas sévère. Pour lui, j’étais une chieuse mais une bosseuse : il me remettait en place parfois et ça l’emmerdait que je parte (j’ai su plus tard qu’il comprenait ma décision).
Cette dernière semaine avait été la semaine la plus silencieuse de mon séjour Inrocks : personne ne se parlait, même le Moz s’était mis en veilleuse. Le dernier jour, l’excité de la pipe concluait savamment : « Finalement, on saura jamais si t’es une lesbos ou non ? » Deverre passait juste derrière lui. Je ne souriais pas niaisement, j’étais triste d’avoir muri !

Episodes post-Inrocks
·        -  Mon nouveau job m’avait permise de me payer un cours de photo dans le XIeme.
·       -  Les ex stagiaires Inrocks (école Séguéla etc) trouvaient des jobs chez France Inter, Arte etc : ils ne savaient pas pour les pipes mais avaient vu et entendu des remarques peu courtoises à mon sujet : la réputation des Inrocks misogynes et sexiste s’est faite « grâce » à moi mais sans moi ; à Londres (où je partais fin 92), la presse était au courant – lors d’une soirée je rencontrais des ex photographes qui savaient ! Bien sur, les Inrocks sortaient un numéro avec une compil' Sarah Records, mais pour leur label underground, pas pour leur revendication féministe ! Le docu My Secret World ne mentionne pas la presse internationale, mais un livre doit sortir, on peut s’imaginer une séance de rattrapage…
·    - Une certaine Sophie m’avait remplacée : Arnaud ne voulait qu’une admin ne connaissant pas les Inrocks et pourtant (aux dires) l’équipe éditoriale l’avait formée pour être critique de film des la sortie de l’hebdo !
·        - Grâce à Calou, je rencontrais le DA du NME pour y être photographe. Mon portfolio lui plaisait bien et suite à une conversation avec Monfou… je ne travaillerai jamais au NME !
·         - Mid 90’s, je rencontrais Time Out grâce au Riverside Studios : ils savaient que les femmes y étaient peu respectées… pour la première fois j’acquiesçais !
·        -  Mid 90’s, je faisais un reportage de la présence médiatique française à Londres. Je rencontre Lydie Barbarian (Libération, France Inter). Elle fait imprimer (avec mon accord) 1000 cartes postales d’une photo que j’ai prise d’elle pour souhaiter la bonne année aux maisons de disques. Au lieu de me créditer… le nom de l’imprimeur y paraissait ! Les boules non ?
·        - Mai 99, soit 7 ans après avoir quitté les Inrocks, je rencontre Marie-Agnes Beau qui ouvrait le Bureau Export (non sans histoires) à Londres. On avait parlé de prendre des photos pendant certains concerts français. A la suite d’une conversation avec JD, elle avait dit que jamais je ne serai invitée aux concerts BUREX ni aucun événement Institut Français de Londres. Aucun de mes emails n’a été répondu… même récemment ! 
    Dure la fatwa Inrock / culturelle !
·        - Après mon retour du Pérou, OOF me demande en 2009 si je peux le faire tourner en Amérique Latine. Il pense que je suis riche parce que mon CV parle d’Ambassade de France et d’Alliance Française (et Inrocks). Je lui explique que si je suis au RSA, c’est parce que mon travail était bénévole, qu’ils ne pouvaient pas me payer. Il ne m’a pas cru et n’a eu aucun scrupules à partir en 2013 faire une tournée en Inde et Népal (où j’avais fait sa promotion jusqu’en 2011) – il me semble qu’il s’agit de 7 dates à 1000 euros par date, je n’ai rien touché !
·        -  Tous les artistes dont j’ai fait la promo sur les territoires hors occident ? Soit ils sont partis sans jamais me payer ; soit ça s’est mystérieusement mal passé !
·       -  J’ai commencé mon blog en mars 2013. En avril 2013, je publiais un article où je mentionnais Swallow and the Wolf entre autres, pour ensuite enlever certains noms. Très étrangement, on les retrouve quelques mois plus tard chez JD. Avec Algiers que j’interview en oct 2013 (que JD reprend en 2014), j’ai trouve très curieux qu’à leur représentation du 31 oct 2013, il y avait cette fille qui venait de Paris pour les « checker » et qui était très mal à l’aise en me parlant. Des garçons nord-américains qui n’ont aucun souci à me faire déplacer pour les interviewer ; à ne rien donner en matière d’info ni de musique ; vouloir tout savoir sur 4AD ou Jarvis Cocker (que je ne connais pas perso) ; qui se vexent quand je leur dis que Jarvis était « vieux » dans la musique lorsqu’il s’est fait signer (comme si je connaissais leurs âges) ; qui veulent un article sur eux sans être capables de twitter, Fbker etc : des enfants gâtés qui prennent tout pour argent comptant et se foutent du petit peuple ; qui soutenus par un JD style étendard ! du pur copier-coller musical et visuel ! Aucune identité !
·         - En oct 2014, je prenais contact avec JD qui m’assurait ne pas savoir qui j’étais (please ! avec un mot du médecin comme quoi il a Prosopamnesia ?), ni lire mon blog… en même temps, tous les mainstreams utilisent les blogs pour se mettre à jour ! et ce n’est pas lui qui peut dire le contraire à partir de la quatrième minute ici . Je profitais de cette conversation électronique pour l’inviter à une interview pre-festival Inrocks à Londres. Très franchement, toute la conversation paraissait fausse (il aurait pu dire « je ne me souviens pas de toi, mais ça tombe bien on prépare un numéro spécial anecdotes, tu veux participer ? ». Je l’aurais interviewé mais je lui aurais aussi demandé pourquoi depuis 20 ans il me mettait des bâtons dans les roues ? Il concluait l’e-conversation par « You know what : tu interpretes tout mal, tu es agressive, tu inventes des histoires. ça ne m'intéresse absolument pas de me faire engueuler systématiquement pour ce que que je n'ai pas dit ou pas fait. ça sera mon dernier email » Les personnes qui ont lu notre échange ne comprennent pas son attitude, comme un petit garçon qui inverse le rôle de l’agresseur en agressé ! JD n’est pas une victime, ni un innocent ! C’est quelqu’un capable de s’immiscer dans la vie des gens comme une mauvaise herbe dans les ruines de château (c’est moi la ruine de château – qu’on a déshérité) : un voyeur que la pauvreté des autres assouvit (‘tain ça fait du bien d’être hater) qui se réapproprie des twits et des infos tout en jouant le gentil garçon ! un bureau dans un cagibi, faut être cinglé !

Fréderic Bonnaud, mes emails concernaient des questions aux similitudes de mes billets et ceux de vos chroniqueurs – en particulier Nelly Kaprielian sur  Alexander McQueen (elle a repris toutes mes sources underground). Je vous ai détaillé tous les exemples. Je vous demandais également pourquoi en 2011, Les Inrocks avaient publié une photo de 1991 où je disparaissais derrière un chat ? Je ne vous tiens pas responsable du passé, mais votre position médiatique devrait pouvoir questionner et m’apporter une réponse. Je ne suis pas un robot et j’essaie de m’exprimer, de faire des recherches via mon blog pour me prouver que j’existe encore un peu cérébralement. Comment pensez-vous que je me sente quand je suis en permanence exclue de ce jeu médiatique. Ex : en deux ans de billets sur le V&A, les invitations se sont brutalement stoppées ! Curieusement, le cercle d’Algiers, ce groupe que JD essaie absolument de faire percer car comme il dit « j'ai un réseau très large », qui ne me parle plus et pour qui j’ai fait énormément de publicité en 2013 auprès du NME, Metro, The Guardian, Time Out, est très impliqué auprès des institutions d’art (hello Brad Feuerhelm), de films (hello Carmen Gray) et de musique (hello Beggars Banquet) ! Ou dois-je m’inquiéter de ce large réseau de JD qui pourrait m’exclure des sorties CD ? JD a toujours plein de preuves sur tout le monde, sur leurs mauvais fonctionnements… mais lui, c’est pas un peu douteux qu’il veuille ma peau ?
Quelle est mon opportunité puisque j’arrive en fin de droit du RSA anglais? de tapiner ? de me suicider ? Encore une fois, je ne suis pas payée pour mon travail et ça ne me réjouis pas de voir mes recherches retranscrites aux Inrocks (ou Time Out – eux le font ouvertement). Ça ne me réjouis pas du tout que des politiciens de sofa, bourges mea culpa d’Algiers Anti-Charlie se retrouvent brandis par JD comme s’ils étaient les dernières ondes musicales tendance : c’est de la pop sirupeuse qui navigue entre le Shout de Tears For Fears et le sexe de Guesh Patti qu’on veut faire passer pour du Willis Earl Beal ou du Nick Cave alors que c’est du Karaoke de gueule de bois ! Je maintiens mon attirance pour Blood et un nouveau titre Remains (malheureusement pas en exergue) mais ils n’ont rien inventé et certainement pas le gospel-punk ! Des banquiers-héritiers, fils à papa qui ont privilégié leur sens aigu du capitalisme pour enregistrer et s’acoquiner avec 4AD/Beggars/Matador et leur voisin Stoke Newington Thurston Moore plutôt que de régler le misunderstanding (demander à JD qui a dû se recup’ l’échange Lee/myself pour preuve par 9 divisée par moins 37°2 !)

Pour info Frédéric Bonnaud, on va vous dire que mon séjour aux Inrocks c’est de l’intox, que rien ne s’est passé, que j’invente tout ! En revenant du Pérou, j’ai rencontré un ex-Inrock qui m’a demandé si j’avais eu des soucis avec le plus jeune tourangeau E. Tellier : j’ai demandé s’il y avait eu des soucis et il a répondu que des femmes s’étaient plaintes et qu’il avait du partir 10 ans auparavant pour un autre mag. Si aujourd’hui, je m’en veux de ne pas l’avoir balancé avant, je me dis que certainement il a dû se calmer… ce que j’ai du mal à croire avec JD, c’est viscéral chez lui !
Etes-vous en position de demander à vos employés de ne pas se servir de mon blog ? Si mon blog est une source d’inspiration pour certains, pouvez-vous me conseiller un/des media qui m’emploierai/ent ? (pour la photo où je disparais, scroll my FB = https://www.facebook.com/sybille.castelain « le 15 avril vers 17h »).
Pour la note positive, j’ai appris beaucoup de choses aux Inrocks et tous les artistes qui m’attirent en fonction de leur politique, c’est à la pensée originale inrockeenne que je le dois.

Sybille Castelain pour babylondonorbital@gmail.com
Archives de mes billets = http://sybillecastelain.blogspot.co.uk/

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